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- By Aysha Debbish
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Le théâtre antique de Carthage s’est transformé, le temps d’une soirée, en un lieu magique. Devant un public captivé, le célèbre trompettiste franco-libanais Ibrahim Maalouf a offert un concert plein d’émotions, de chaleur humaine et de souvenirs. Plus qu’un simple spectacle, c’était un moment de partage sincère.
Ibrahim Maalouf, c’est l’histoire d’un enfant né au Liban pendant la guerre, arrivé en France, et devenu un artiste mondial. Avec sa trompette à quatre pistons, inventée par son père Nassim Maalouf, il a su créer un style précise, mêlant musique arabe, jazz, pop et bien plus…
Chaque morceau racontait un instant de ce grand jour: la demande, les promesses, la fête, la danse... Tout y était, transformé en musique joyeuse et vivante.
Parce que la musique est aussi un rêve qui se partage, Ibrahim Maalouf a invité deux jeunes musiciens à le rejoindre sur scène. Il s’agissait de Mohamed et Sheherazade, tous deux issus de l’Académie Michael Angelo, qu’il a fondée pour transmettre sa passion de la trompette. Sous les applaudissements nourris du public, ils ont interprété à ses côtés un passage émouvant, symbolisant la transmission, l’espoir et le pouvoir fédérateur de la musique. Un moment fort, simple en apparence, mais profondément chargé de sens.
Mais le concert allait au-delà du divertissement. À travers ses mots simples et vrais, Maalouf a évoqué ses origines, son père, son enfance difficile, mais aussi son attachement à la paix. Il a parlé de Gaza avec émotion, disant: « Je ne fais pas de politique, mais je suis humain et papa. » Il a demandé au public d’éclairer la nuit avec leurs téléphones pour envoyer un message d’espoir.
Un moment très fort fut l’hommage à Ziad Rahbani, artiste libanais disparu le jour même. Maalouf a repris “Saalouni Ennass” sous les applaudissements et les voix du public, très touché.
Et pour saluer la Tunisie, il a glissé un clin d’œil musical avec quelques notes de “Sidi Mansour”, créant une belle connexion avec les spectateurs.
Ce soir-là, Ibrahim Maalouf n’a pas seulement joué. Il a raconté, il a ému, il a rassemblé. Son concert à Carthage restera dans les mémoires comme un moment d’humanité pure, porté par la puissance simple et belle de la musique.
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Il suffit de sentir l’air salin de La Goulette au crépuscule pour comprendre que quelque chose de spécial s’y prépare. Cette petite ville au charme méditerranéen, porte ouverte sur la mer et les cultures, s’apprête à vibrer une fois de plus au rythme de l’un des rendez-vous les plus attendus de la saison : la 4e édition du festival « Nessamet Al Moutawassit », ou « les Brises de la Méditerranée ».
Une édition pensée avec le cœur
« On est restés fidèles à l’âme du festival, mais on a aussi voulu créer un rythme différent, plus resserré, plus extrême… et surtout faire coïncider la clôture avec la Journée nationale de la Femme », confie-t-il dans un sourire, avec cette simplicité généreuse des artistes qui parlent vrai.
Et en effet, cette quatrième édition a quelque chose de particulier. Elle ne cherche pas à en faire trop, mais à offrir mieux. Mieux dans la diversité, mieux dans la proximité avec le public, mieux dans l’écoute des générations et des envies.
Un festival qui parle à tout le monde
Une programmation généreuse et pleine de souffle
Concerts chaleureux ou festifs, cinéma en plein air, spectacles pour enfants, soirées poétiques ou moments de pur divertissement…
Zoom sur le programme :
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29 juillet : Une virée musicale dans le train La Goulette-La Marsa, animée avec entrain par Adam Jbali et Abed Maakal, pour annoncer l’ouverture du festival
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30 juillet : Concert de Mohamed Jebali pour lancer l’ouverture officielle des festivités
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31 juillet : Place aux petits avec les animations « Le petit secouriste et les cerfs-volants » sur la plage du Casino
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2 août : Exposition du film « Sahbek Rajel » à la place de la Victoire
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3 août : Plongée dans la mémoire du Ksar Athari de Hafedh Khalifa
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4 août : « Mousse Party » & Le Petit Secouriste - El Nafous
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Du 5 août : Concert de blues sénégalais « Good Vibes »
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Du 6 au 13 août : Chaque soir, des artistes tunisiens viendront égayer les scènes du festival : Moncef Abla, Abdelatif El Ghozzi, Ahmed El Maghrebi, Hassan Doss, Lamia Riahi ainsi que la troupe spirituelle de Halep avec un passage du cirque Paparouni
La Goulette, un décor à la hauteur des émotions
Il n’est pas anodin que ce festival ait choisi de s’enraciner ici, à La Goulette. Ville-mosaïque, ville-pont, ville-souvenir, La Goulette porte en elle l’héritage des rencontres et du dialogue. Durant le festival, elle s’offre toute entière, avec ses plages baignées de lumière et ses ruelles chargées d’histoire.
Un souffle d’humanité, une invitation à rêver
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Un écrin entre mer et pinède :
Un pari audacieux, mais assumé :
Une équipe jeune, un projet porté à bout de bras :
Une programmation aux couleurs variées :
À noter :
- 17 juillet : Ziara
- 18 juillet : Si Lemhaf & Kaso
- 25 juillet : Yalla Tounes Tghani
- 26 juillet : Imen Cherif
- 28 juillet : Wael Jassar
- 30 juillet : Al Shami
- 2 août : Nour Chiba
- 7 août : Nordo
- 8 août : Spectacle surprise
- 10 août : Erkez Hip Hop
- 13 août : Raouf Maher
- 15 août : Balti
Une bouffée d’air pour la culture locale :
Le Hergla International Festival arrive à un moment où la scène culturelle tunisienne a besoin de renouveau, d’élan, d’initiatives fraîches. En s’ancrant dans un lieu vivant, hors des circuits classiques, et en misant sur une ambiance accessible et authentique, le festival pourrait bien devenir l’un des événements les plus attendus de l’été.
Un rêve devenu réalité. Un rêve qui chante…
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Ce soir-là, le 27 mars 2025, la salle du 4e Art vibrait d’une intensité particulière. Comme chaque année, à l’occasion de la Journée Mondiale du Théâtre, le Théâtre National Tunisien a offert au public une célébration dense, émouvante et profondément engagée. L’événement, placé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, s’est déroulé en présence de la ministre Amina Srarfi, mais aussi de nombreux artistes, penseurs, journalistes et amoureux de la scène venus rendre hommage à cet art aussi ancien que nécessaire.
Lire la suite : Le théâtre célèbre ses origines et son engagement pour la liberté à Tunis
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